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Ne sais-tu pas qu’un tyran appartenant à quelqu’un est avant tout esclave ? Tu souris à cette question rhétorique et récidivas : Je ne suis pas un tyran ; je suis ton tyran. Rien qu’à toi, ajoutas-tu, ingénument. Ah, la tonicité de ta peau et d’un pronom ! Rien qu’à moi, répétai-je amoureusement – triomphalement. Le triomphe de l’amour cravache.

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Je ne savais pas où se trouvait l’huile de coude. Habituée des bibliothèques et de Dewey, je pensais, en toute logique, la trouver à gauche de l’huile de coupe : il n’en fut rien. Il m’en fallait pourtant de toute urgence afin d’assouplir la mécanique de mes pensées, ainsi que l’articulation des jalousies qui ne s’ouvraient…

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