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Je ne savais pas que le MÉOPA était un Mélange Équimoléculaire d’Oxygène et Protoxyde d’Azote, qui permet d’avoir moins mal. Il arrive dans tes narines par un petit tuyau branché sur une grande bouteille de métal, dont le ballon se gonfle et se dégonfle quand tu respires à travers le masque prévu à cet effet…

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Je ne sais pourquoi Gérard Depardieu était, la nuit dernière, dans mes rêves… mais je ne m’en plains pas : on parlait russe et chapka, je l’appelais Loulou, il me prenait pour Huppert, on préparait des kilos de poutine en cuisine,  on appelait Doc’ Raspoutine pour nos ulcères, on pleurait Guillaume jusqu’à former un lac Baïkal…

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Je ne sais pas si le texte que je suis en train d’écrire cessera un jour de se contredire, d’à ce point me paraître périmé. A chaque relecture, en effet, je me sens téléportée au milieu d’un vide-grenier, condamnée à chiner quelques vieilleries, couvertes de poussières et de clichés, quand ce sont d’inouïs trésors sur…

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Je ne sais pas pourquoi l’on s’obstine à croire que je ne suis pas sociable ! On doit interroger les mauvaises personnes. Il ne faut pourtant pas se fier aux apparences : on entre dans ma chambre comme dans un moulin si l’on est capable de traverser les murs (j’admets ne pas supporter le grincement des…

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Je ne sais pourquoi l’argot change les pieds en panards. J’ai déjà entendu quelqu’un prendre son « panard total » quand il retrouvait son canapé après une dure journée de travail, mais, le plus souvent, c’est au moment de la sortie estivale des orteils que l’insulte suprême se fait entendre : « Mais c’est que tu as de sacrés panards ! ». J’ai toujours…

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Je ne sais jamais quoi répondre à la question « As-tu fini avec l’aspirateur ? ». Entre nous, peut-on vraiment en finir avec l’aspiration ? Le gourmand compulsif en a-t-il jamais fini avec la boîte de chocolat tant qu’elle lui en propose ? Et la coquette, se délogera-t-elle de sa coiffeuse tant qu’il lui restera du temps, et quelques imperfections ? Et,…

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Je ne sais plus vraiment où j’habite – vraiment plus serait d’ailleurs plus juste : sur la carte, ma position géographique reste introuvable. C’est comme si, à force de rester cloîtrée, même les ondes n’osaient plus m’approcher, sans doute effrayées par l’herméticité de mon antre. Mais je ne mords pas ! Je dors juste, et, oui, je…

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