19.01.23

Le coup de foudre, si l’on remet tout ça en ordre, c’est pour le coup un fou ourdé, disons un fou qui sourd, accoudé au bar — force est de constater que l’alcool fait partie intégrante de la chasse, ce qu’a d’ailleurs récemment rappelé la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, visant bien pour sa part « le zéro accident ». Reste à espérer qu’elle vise donc comme une pro : épaule solide, dos droit et cœur engagé ; lunettes de protection et casque antibruit comme il ne faudrait pas devenir aveugle en plus de complètement bouché ; sans oublier les pieds à 10h10, heure providentielle s’il en est puisque c’est aussi celle du premier p’tit coup de rouge, sinon du cinquième verre d’eau-de-vie : il faut bien ça avant d’ôter celle des cerfs !

 Il roulait des mécaniques en état d’ébriété : adieu le permis baratine !

Reste que je ne donne pas cher de la peau de ces petits chacals sachant si bien chasser loin de leur chenil et trop près du chez-soi ; mais cela, plus pour longtemps peuchère, car on ne saurait chasser si sobre ! (Que cette harangue puisse être l’ultime revanche du cheveu sur la langue de mon enfance — lequel, tout bien réfléchi, s’apparentait plutôt à la soie d’un sanglier ou l’épais poil du yack. Pas étonnant que le loup ait été si longtemps l’unique prédateur de ce dernier ! Je me souviens, c’est vrai, j’étais un peu sauvage et n’en faisais zalors qu’une seule bousssée. Pour qu’il cesse de ruminer.)

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