06.12.20

Le sexe assigné à ma naissance me convient fort bien — enfin, disons que je ne suis jamais allée vérifier. (Je connais bien entendu sa position géographique et la règle de l’accord du participe passé, ce qui suffit à satisfaire pleinement ma curiosité.) Disons qu’il ne me saute pas aux yeux, et c’est tout ce que je demande à un bon ami que de garder un peu de mystère ! aussi de faire preuve de discrétion quand il s’agit de laisser libre cours à mon imagination.  

Il s’avère que je suis davantage préoccupée par le bout de mon nez et mes oreilles un brin décollées (lesquelles pivotent chaque jour davantage vers mon visage pour mieux entendre, j’imagine, ce qui sort de ma bouche). Ensuite, je dois venir à bout de beaucoup de rumeurs que je fais courir sur mon compte, et il me reste maintes hypothèses à confronter entre elles. Par exemple, suis-je en train de dormir à cet instant, ou est-ce la réalité qui me pince les tétons et me met le doigt dans l’œil ?

Enfin, je suis jeune et j’espère me surprendre encore ! Ménopausée et sénile, j’aurai tout le loisir alors de discuter le sexe des anges et des monstres. Pour sûr, j’en serai tout émoustillée, et cela me fera rire, mais rire ! comme une gamine.


J’apprends le terme « CISHET » (que j’oublie aussitôt) ; je me dis « OK BOOMER » et par la même occasion, découvre combien j’aime, moi aussi, me donner des coups de batte en public.

Reste une question embarrassante : peut-on décemment avoir la bosse de l’écriture avec une bombe aérosol ?

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